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Les 80 brebis parties de Montlosier pour rejoindre le Puy de Chaumont © SMPNRVA

Les 80 brebis parties de Montlosier pour rejoindre le Puy de Chaumont © SMPNRVA

2026, ANNÉE INTERNATIONALE DES PARCOURS ET DES ÉLEVEURS PASTORAUX (AIPP)

La résolution adoptée par les Nations Unies du 15 mars 2022 a déclaré "2026 Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux" ! Proposée par la Mongolie, cette initiative constitue une occasion pour les éleveurs pastoraux et leurs organisations de faire entendre leur voix à l’échelle mondiale et de favoriser une meilleure reconnaissance ainsi qu’un soutien accru à ce mode d’élevage.

Dans ce cadre, le Parc des Volcans d’Auvergne propose tout un programme pour mettre à l’honneur l’ensemble des patrimoines liés à cette activité ancestrale du territoire.

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Le pastoralisme, une activité source de bienfaits dans le Parc 

« Le pastoralisme regroupe l’ensemble des activités d’élevage valorisant par un pâturage extensif les ressources fourragères spontanées des espaces naturels pour assurer tout ou partie de l’alimentation des animaux ». Derrière cette définition proposée par l’association française du pastoralisme, se trouvent des animaux bien sûr, mais aussi des humains, des produits agricoles de qualité, des savoirs et savoir-faire locaux ou encore des territoires, des paysages, une biodiversité spécifique ; tous fruits d’une histoire et d’une adaptation mutuelle.

Sans activité agricole, le Parc des Volcans d’Auvergne ne serait composé que de forêts, à l’exception des crêtes, trop hautes en altitude pour la croissance des arbres. Les vastes paysages ouverts sont le fruit d’une activité d’élevage ancestrale qui a fait disparaître la forêt de certains secteurs et pérénisé, depuis, des surfaces en herbe par le travail permanent des troupeaux qui pâturent.

 

Si les paysans modèlent le paysage, leur objectif principal est bien de produire une alimentation saine et de qualité. Les pratiques d’élevage durable se sont maintenues ici grâce à l’herbe disponible qui nourrit très bien les troupeaux en quantité et en qualité et à des produits à haute valeur ajoutée (fromages reconnus ou plus confidentiels, viande de races locales adaptées à leur terroir). Le travail des hommes et des femmes a développé des savoir-faire spécifiques qui guident leur gestion du troupeau tout autant que la transformation de leurs produits.

La riche histoire pastorale du Parc des Volcans d’Auvergne… Depuis la dernière période glaciaire, le réchauffement du climat associé à la richesse du sol ont permis un fort développement de la végétation et notamment des forêts. En l’absence d’activités humaines, elles seraient omniprésentes sur le territoire du Parc des Volcans d’Auvergne (hormis au-delà de 1600m d’altitude où leur développement est actuellement limité par les conditions climatiques). La sédentarisation des Hommes, le développement de l’agriculture et des outils associés ont conduit à des défrichements importants et ont permis de maintenir artificiellement des paysages dits « ouverts ». Sans élevage, et en particulier sans pastoralisme (effets de la dent des animaux), les paysages ne seraient pas du tout ce qu’ils sont actuellement. Désormais, les surfaces pastorales (uniquement pâturées) du Parc des Volcans d’Auvergne représentent près de 91 000 ha soit 38% de la surface agricole. Elles sont fortement spécialisées à 91% comme estives (utilisation à la belle saison exclusivement) tandis que les plus basses en altitudes peuvent être utilisées en dehors de la période estivale. Elles accueillent environ 115 000 têtes de bétail (pour environ 90 000 habitants). Dans le prolongement des historiques locaux, il s’agit majoritairement de propriétés privées gérées individuellement. …à l’origine des patrimoines qui font la richesse du territoire Le pastoralisme a laissé son empreinte dans de multiples domaines du patrimoine du Parc des Volcans d’Auvergne. La production agricole est, logiquement, le patrimoine le mieux connu. Les pratiques d’élevage durable se sont maintenues ici grâce à l’herbe disponible qui nourrit très bien les troupeaux en quantité et en qualité et à des produits à haute valeur ajoutée. Le travail des hommes et des femmes a développé des savoir-faire spécifiques qui guident leur gestion du troupeau tout autant que la transformation de leurs produits. C’est ainsi qu’ils ont donné naissance à des fromages reconnus ou plus confidentiels, des viandes aux vertus gustatives et nutritionnelles reconnues. Cet ancrage a même permis le développement de races locales particulièrement adaptées au territoire parmi lesquelles la Salers, la Ferrandaise, la Rava, la Bizet ou encore la Chèvre du massif central. Outre la viande et le lait, ces élevages engendrent la production de laine ou de cuir qui sont à l’heure actuelle peu valorisés. Des démarches très ponctuelles existent. Des réflexions plus globales sur les destinations et les filières de valorisation sont en cours à l’échelle du Massif central. Les pelouses, prairies et autres zones humides qui nourrissent ces troupeaux ont une force : leur ancienneté ! Ces herbages sont maintenus depuis des siècles (pas de labour, pas de semis) et gérés de façon raisonnée ce qui permet d’avoir des plantes spécifiques adaptées au climat, aux pratiques, constituant un terroir unique. Insectes, oiseaux, chauve-souris, mammifères, … c’est tout un cortège d’espèces parfois rares qui fréquentent ces prairies. Plus il est diversifié et plus cet écosystème est équilibré, notamment dans la régulation de certains ravageurs (Campagnol terrestre…) ou de vecteurs de maladies. Les vastes paysages ouverts, « carte postale » des Volcans d’Auvergne, sont également reconnus bien que le lien avec l’activité agricole ne soit pas toujours évident. Pourtant, en l’absence de pratiques agricoles (pâturage, fauche), la dynamique végétale du territoire entraîne presque systématiquement le boisement des espaces concernés. Plus localement, les habitats des bergers sont des traces de cette histoire pastorale. Des tras médiévaux (dont l’usage a parfois perduré jusqu’à l’époque moderne) aux burons désormais réinvestis par des activités touristiques, ils traduisent l’ancrage ancien de cette activité. Au-delà du patrimoine matériel, l’organisation de la société rythmée par les grandes phases des travaux agricoles nous a cédé des événements forts et conviviaux comme les transhumances ou les foires organisées à l’occasion de la montée et de la descente d’estive des bêtes. Ils ponctuent encore la dynamique saisonnière des villages. Mais ces héritages ne font pas pour autant du pastoralisme une pratique ancestrale ou archaïque. Si on considère que : les prairies anciennes abritent une biodiversité remarquable, absorbent et infiltrent l’eau, préservent les sols, stockent une énorme quantité de carbone, le pâturage participe à la bonne santé et au bien-être animal, le lait, le fromage, la viande issus de ces élevages participent à une alimentation saine et locale et s’appuient sur des surfaces qui ne pourraient pas toujours accueillir autre chose que de l’herbe, la végétation naturelle adaptée au climat et aux pratiques extensives est un atout face aux aléas climatiques (capacité de résistance et de reprise après des événements climatiques impactants), l’activité agricole concourt à la vie des villages tout au long de l’année, la gestion parfois collective de ces espaces permet de mutualiser les moyens, de maintenir du lien social, de soutenir l’activité pastorale

Chiffres clés des surfaces pastorales dans le territoire

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  • surface pâturées : 91 000 ha

  • 91% d'estives (utilisation à la belle saison exclusivement)

  • 115 000 têtes de bétail

Estives dans les Monts du Cantal © SMPNRVA

Le Parc en actions

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Le Syndicat mixte du Parc accompagne les démarches qui contribuent à maintenir cette activité agricole, la richesse écologique des prairies et la lisibilité des paysages caractéristiques du Parc. Lire la suite.

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Découverte en 2026 de toutes les facettes du pastoralisme

​2026 a été proclamée année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux par l’ONU. Son territoire étant façonné par cette activité ancestrale mais ô combien moderne, le Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne ne pouvait que s’impliquer dans cette démarche. Une programmation riche et variée tout au long de l’année permettra de mettre à l’honneur toute la richesse des patrimoines qui en sont issus.

Prog

LE PROGRAMME​ D'ANIMATIONS 2026

Toute la programmation Massif central de l'année internationale du pastoralisme : Prairies nomades : Itinérance culturelle en Massif central

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Dans le cadre de l’année internationale du pastoralisme, la programmation culturelle du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne est financée par l’union européenne et le conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre du Plan pastoral territorial des Volcans d’Auvergne 

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