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On relance la fauche aux Sagnes de La Godivelle

le 24 octobre 2018

Avec l'aide de l'équipe technique du Syndicat mixte du Parc des volcans d'Auvergne qui en assure la gestion, la Réserve naturelle nationale des Sagnes de La Godivelle s'est engagée dans un programme test de 3 ans pour restaurer plusieurs hectares de tourbière. Aperçu du chantier 2018...

Plus de 6 hectares de roselières et mégaphorbiaies fauchées pour tenter de limiter les stocks de nutriments dans la tourbière - © SMPNRVA (RNNSG)

La tourbière du Lac-d'en-Bas est "malade" faute d'avoir trop mangé ! Les apports excessifs d'azote et de phosphore dans l'eau et les sols entraînent l'eutrophisation : la végétation tend à s'uniformiser au détriment des plantes rares qui font sa spécificité. Le remède ? limiter les apports agricoles du bassin versant et réduire les stocks de nutriments dans la tourbe. C'est ici qu'intervient la fauche. En coupant les roselières et grandes herbes tous les ans, on épuise peu à peu les excédents.

Et le pari est réussi : après un premier test en 2017, l’objectif de la fauche de 2018 était d’exporter ou de sortir la végétation coupée de la tourbière. Les travaux ont concerné seulement certaines végétations (roselières et mégaphorbiaies), mais pas les secteurs à sphaignes. La fauche alternée réalisée permet de conserver des bandes refuge pour laisser les espèces faire leur cycle biologique.

En pratique, l'équipe de la réserve naturelle a opté pour une autochargeuse qui permet de ramasser directement le foin fauché. Ce sont plus de 6 hectares de tourbière qui ont donc été à nouveau fauchés cette année et l'exercice n'était pas aisé : terrain détrempé, sol mou très peu portant et anciens fossés cachés dans les hautes herbes peuvent vite se transformer en de redoutables pièges. D'autant que peu de personnes ont encore la mémoire des lieux, la plupart des prés tourbeux ne sont plus entretenus depuis près de 50 ans, progressivement abandonnés suite à la mécanisation de l'agriculture.

L'ambition pour 2019 sera de valoriser le foin fauché auprès d’un agriculteur local ou d’un maraîcher.

 

© SMPNRVA (RNNSG Maxime Sacré)

Travaux financés par l'Etat et l'Agence de l'Eau Adour-Garonne

 

 

 

 

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Réserve naturelle nationale des Sagnes de La Godivelle

Située au cœur des estives du Cézallier à 1 200 mètres d’altitude, c'est l’une des plus anciennes réserves naturelles de France. Elle protège deux tourbières situées en bordure du «Lac d’en Bas» et en aval du village de La Godivelle, à «la Coualle Basse».

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