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Un enjeu économique

Les buronniers portant la gerle ne sont plus d'actualité. À l'image de la COP.T.A.S.A, le pastoralisme a pris d'autres dimensions...

pasto-coptasa1 (Agrandir l'image). © coptasa

Premier groupement pastoral de France, la coopérative d'estive COP.T.A.S.A*, basée dans le Cantal, a été créée il y a plus d'un demi siècle. Elle emploie cinq personnes à temps plein sur deux sites. Son directeur, Laurent Bouscarat, explique que, chaque année, la COP.T.A.S.A accueille 4 300 bovins sur 2 000 ha. De fin mai à mi octobre, les 238 adhérents apportent
à l'estive 5 à 20 bêtes, le temps de décharger des surfaces autour de leurs exploitations pour y laisser pousser l'herbe et engranger du foin pour l'hiver.

C'est tout l'équilibre économique de leur activité qui se joue, là, à plus de 1 000 mètres d'altitude. De surcroît, le directeur précise que les estives collectives peuvent bénéficier des aides de la politique agricole. Elles constituent aussi un réservoir de foncier pour ceux qui s'installent.

Forts de ces constats, les éleveurs et techniciens agricoles ont voulu le faire savoir. C'est ainsi qu'est née Auvergne Estive. « Nous avons trouvé dommage que la réflexion se limite au Cantal », explique Laurent Bouscarat. Cette fédération des estives collectives est en outre un moyen de peser au niveau de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes pour faire entendre l'utilité du pastoralisme et lui trouver les moyens de perdurer.

*Coopérative de Transhumance et d'Amélioration des Structures Agricoles

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