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1er inventaire de la flore pour la réserve du Jolan et de la Gazelle

Plus de 300 espèces ont été recensées sur les tourbières de cette réserve naturelle régionale située dans le Cézallier cantalien.

Les résultats de ce premier inventaire de la flore et des habitats naturels confirment l’intérêt écologique du site et l’importance de l’engagement des propriétaires et agriculteurs locaux dans la démarche de préservation.

Une flore riche et patrimoniale

Andromède (Agrandir l'image). Andromède - © A. Descheemacker

Un inventaire de la flore mené en 2019 sur la Réserve a permis de compléter les connaissances sur les espèces végétales que la Réserve abrite. Ce sont ainsi aujourd’hui 341 espèces de plantes et 47 espèces de bryophytes (mousses) qui y sont mentionnés.

Parmi ces espèces, plusieurs sont rares et patrimoniales. Ce sont particulièrement des espèces liées à des milieux tourbeux préservés : l’andromède, la laiche des tourbières, le saule bicolore, la ciguë aquatique, la canneberge, l’airelle à petits fruits,  le droséra à feuilles rondes ou le rubanier nain.

Parmi les bryophytes, 18 espèces différentes de sphaignes sont recensées sur le site soit la moitié des espèces de sphaignes connues en France.

Des habitats naturels diversifiés

Au total, 24 habitats naturels distincts sont recensés sur les 155 hectares de la Réserve, dont 10 habitats d’intérêt européen couvrent plus de la moitié de la surface de la réserve.

L’intérêt écologique de la Réserve se concentre en particulier sur les habitats tourbeux. Ceux-ci sont rares à l’échelle locale et nationale. Leurs valeurs sont d’autant plus grandes qu’ils abritent des espèces rares et protégées. En particulier il faut souligner la présence de zones de tourbières actives, où la production de tourbe se poursuit grâce à des sphaignes situées dans un contexte favorable à leur dynamique. Ces milieux tourbeux sont apparus après le retrait des glaciers et ont mis des millénaires à se constituer. Leur dégradation est souvent irréversible. Les pelouses et prairies du bassin versant, entretenus par les troupeaux des 5 éleveurs de la Réserve, apportent une diversité pour de nombreuses espèces, augmentant de fait la richesse de la Réserve.

Un patrimoine à préserver

Cigue aquatique (Agrandir l'image). Cigue aquatique - © A.Descheemaker

Les résultats de l’étude confirment l’intérêt écologique des tourbières du Jolan et de la Gazelle mais rappellent aussi leurs fragilités.

La préservation de ces espèces et de ces habitats nécessite le maintien d’un bon état écologique des tourbières. Cela souligne à nouveau l’importance de l’engagement des propriétaires, des agriculteurs et de la commune dans cette démarche de préservation.

Cette étude a été réalisée par les Herbiers Universitaires de Clermont-Ferrand.
Cette action est cofinancée par l’Union européenne dans le cadre du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) et par l’Agence de l’Eau Adour-Garonne.

 

 

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Réserve naturelle régionale des tourbières du Jolan et de la Gazelle

La Ré­serve na­tu­relle ré­gio­nale des tourbières du Jolan et la Gazelle constitue l’une des tourbières d’intérêt majeur à l’échelle régionale. Elle est située sur les plateaux basaltiques du Cézallier cantalien. Sa position en tête de bassin versant (limite entre les bassins Loire-Bretagne et Adour-Garonne) en fait une zone humide de la plus haute importance au niveau du réseau hydrographique et de son fonctionnement.

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