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Une chouette rare à préserver dans les Monts Dômes

le 1 mars 2018

Chouette de tengmalm à la sortie d’une loge dans un Hêtre - © photo Romain Riols - droits réservés

Le syndicat mixte du Parc des Volcans d’Auvergne mène avec ses partenaires un suivi participatif de la chouette de tengmalm. Objectif : mieux connaître l’espèce et la préserver en adaptant les pratiques sylvicoles.

La chouette de tengmalm est une espèce rare qui affectionne les forêts préservées. La Chaîne des Puys est une des zones importantes pour sa présence en Auvergne. Afin de préserver l’espèce et son habitat, le Syndicat Mixte du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne mène un projet qui vise à mieux la connaître et à l’intégrer dans la gestion sylvicole. Un groupe de suivi rassemblant acteurs de la forêt, naturalistes et services de l’état a été constitué pour répondre aux objectifs fixés.

La chouette de tengmalm

Son nom de petite chouette de montagne n’est pas usurpé. D’une taille d’environ 25 cm pour un poids d’une centaine de gramme, ce rapace nocturne aux yeux d’or a un chant doux et caractéristique. Elle est inféodée aux forêts mixtes ou résineuses âgées, froides et de grande étendue, possédant des cavités favorables à sa nidification, en l’occurrence des trous de pic noir. Se nourrissant essentiellement de micromammifères sa reproduction est liée à l’abondance de ces derniers. Elle atteint dans le massif central, sa limite ouest de répartition en France. Sa population française est estimée entre 1500 à 2000 couples.

Le projet du Parc des volcans et de ses partenaires

Depuis 2016, le Parc a lancé une étude pour mieux connaître l’espèce sur le site classé de la Chaine des Puys. Objectif : savoir où sont les couples et combien il y en a, et intégrer cet enjeu dans la gestion forestière.
Pour mener à bien ce travail le Parc a constitué un groupe de suivi intégrant les acteurs de la forêt, des naturalistes… Le travail participatif débute en février, lors du démarrage des chants du mâle. Une quinzaine de personnes prospectent alors la chaîne des puys les oreilles en alerte pour repérer les zones de présence. Sur les zones où le chant du mâle est entendu, un contrôle des loges de pics noirs est réalisé pour localiser le secteur de nidification. En 2017, cinq zones de nidification ont pu être repérées.
C’est le travail avec les acteurs forestiers comme l’Office National des Forêts qui prend le relais. L’objectif est de trouver une solution pour intégrer la chouette dans la gestion sylvicole (préservation des arbres à loges, gestion forestière douce dans les zones de présence de l’espèce…).

2018 sera la troisième année de suivi, avec une ouverture aux élèves de BTS Gestion et Protection de la Nature du Lycée de Rochefort-Montagne qui vont venir prêter main forte lors des écoutes nocturnes.

Quelques chiffres
En 2017 :
250 arbres à loges recensés et suivis
45 arbres à loges préservés en forêts publiques
11 zones de présence ont pu être repérées
5 sites de nidification avérés

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