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Carnet de terrain | Toutes les routes mènent à Brion

Au sud-est de la commune de Compains (63), Brion est un carrefour niché au cœur du Cézallier.

Au sud-est de la commune de  Compains (63) ,  Brion  culmine à 1 273 mètres d’altitude et se présente comme  un hameau de montagne  perdu au milieu de nulle part. Pourtant, au vu d’une carte, c’est  un véritable nœud routier.
Sûrement un indice. Sûrement… Mais, mieux vaut un guide pour comprendre l’importance historique de ce lieu-dit qui se scinde en deux: Brion-Haut et Brion-Bas . Entre les deux, une butte suggère plus qu’elle ne précise. À son sommet, un plateau rythmé de creux et de bosses, qui n’a fait l’objet d’aucun programme de fouilles archéologiques. Il garde  le souvenir des seigneurs de Bréon (XIe-XIVe siècles), vassaux du Dauphin d’Auvergne. En fait, pour distinguer les contours de leur forteresse, il faut prendre de la hauteur, quitter le plancher des vaches.

Des vaches , justement, parlons-en puisque Brion est aussi leur domaine. Il y en a toute l’année et plus encore aux moments des foires qui existaient déjà au XIVe siècle. Depuis, une douzaine de dates (immuables) rythment la vie de ce hameau, carrefour niché au coeur du Cézallier .

Pour plus d’informations :  www.compains-cezallier.com

Brion-Vue aerienne (Agrandir l'image). La motte de Brion laisse deviner les vestiges d’un ensemble fortifié complexe. La butte principale portait le château et probablement le village.

Brion-Basalte (Agrandir l'image). L’histoire locale est sûrement liée à la présence des orgues basaltiques qui marquent le lieu.

Brion-Marchands (Agrandir l'image). Marchands et éleveurs se retrouvent sur les célèbres foires de Brion.

Brion-L'ecir et l'angelique (Agrandir l'image). Le bar du foirail a trouvé une nouvelle vie en devenant L’écir et l’angélique et en misant sur les saisons et le règne végétal.

Brion-Burons (Agrandir l'image). Autrefois, les loueurs des burons du foirail avaient la consigne de ne pas laisser les chevaux manger les toits. Le chaume a laissé place aux ardoises ou aux tôles sur ces cabanes qui, les jours de foires, se transforment en tavernes.

 

© textes et illustrations Frédéric Pigot / Peyre-Arse Presse

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