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Le chemin de fer du Cézallier : l'histoire de la ligne de la transhumance

L'histoire de la ligne de la transhumance est inscrite dans la mémoire collective. Si son souvenir est encore vivace chez les habitants du Cézallier, la ligne n'existe plus aujourd'hui. Ce qui amène à s'interroger sur les projets que l'on pourrait imaginer autour de cette ancienne voie ferrée. 

Jean-Claude Cuzol se souvient de la transhumance - © Pierrick Robert (POUNTI PROD)

Pendant des décennies, la ligne de la transhumance a permis d'acheminer les bestiaux vers les hauts pâturages. Il reste aujourd'hui le souvenir de journées de fêtes où les vaches montaient d'elles-mêmes dans les wagons tant elles appréciaient les vertes pâtures du Cézallier. L'effervescence et les animations qui ponctuaient ces riches journées sont encore très vivantes dans la mémoire de Jean-Claude Cuzol, ancien éleveur et maquignon, qui vivait alors à Saint-Saturnin. Et le souvenir des gros troupeaux l'émeut encore : « La gare de Landeyrat voyait surgir plus de 50 wagons d'un coup et des milliers de bovins, à destination de tout le Cézallier : Allanche, Brion ou Egliseneuve ». raconte-il aujourd'hui. « C'était un jour de fête pour les bovins comme pour les hommes : une vacherie de 80 têtes remplissait alors 7 ou 8 wagons. Ils arrivaient pour la plupart de la région d'Aurillac puis repartaient l'automne venu chez leurs propriétaires ou bien vers Nîmes, Bordeaux, Tours, ou encore l'Espagne et l'Italie pour être vendus ».

A la montade, quelques mois plus tard succédait la dévalade : « sentant les frimas de l'hiver arriver, les bestiaux ne se faisaient pas prier pour repartir dans l'autre sens ». Et avec eux descendaient les magistrales fourmes de fromages, issues d'une saison de fabrication dans les burons.

A quelques kilomètres du Cézallier, une autre idée a accompli un tel chemin qu'elle est en passe de s'inscrire à son tour dans la tradition : c'est la transhumance des moutons, du Lot au Lioran, accompagnée par des milliers de participants et de touristes sur quelques 16 étapes et 180 kilomètres. Alors, lorsque la fête de l'estive bat son plein au mois de mai chaque année dans la ville d'Allanche, faire revivre ces estives en train ne serait-il qu'un doux rêve ou un véritable hommage au passé de cette ligne… ?

 

 

La réalisation de cet article est cofinancée par la Région Auvergne, l'État-FNADT et l'Union européenne. L'Europe s'engage dans le Massif central avec le Fonds européen de développement régional.

 

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Contacts dans le Cézallier

> Christophe Chabrier / Ardes Communauté 
04 73 71 80 39 -  email  

> Christelle Cayzac / Communauté de communes du Cézallier 
04 71 78 68 33 -  email