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200 agriculteurs engagés sur le Parc dans des contrats agri-environnementaux

le 20 février 2018

Depuis 2015, 6 agents du Syndicat mixte du Parc contribuent à l’accompagnement des agriculteurs dans la contractualisation de Mesures Agri-Environnementales et Climatiques concernant plus de 15 000 hectares...

Estives et zones humides, des milieux patrimoniaux, particulièrement concernés par les MAEC - © SMPNRVA

Sur les tourbières et zones humides du nord Cantal, les monts Dores et du Cantal, les lacs et tourbières du Cézallier, la Chaine des Puys et les Sources de la Dordogne/Sancy/Artense, plus de 800 agriculteurs étaient éligibles pour un contrat de 5 ans. Au final, 227 exploitations agricoles ont choisi de s’engager dans des cahiers des charges respectueux de l’environnement sur plus 15 000 ha de surface agricole (soit 55% de la surface éligible) : sur ces sites Natura 2000, ces contrats territoriaux concernent la ressource en eau et les estives collectives attenantes, la majorité de leurs engagements portent donc sur la gestion pastorale et l’adaptation des pratiques à la sensibilité des milieux, des espèces et de l’eau.

Pour cela, agriculteurs et agents du Syndicat mixte du Parc ont échangé et se sont accordés en fonction des lieux sur diverses solutions :
> mise en place d'un pâturage tournant (avec des parties pâturées à un moment et d’autres ultérieurement)
> déplacement d'une pierre à sel sur un secteur moins sensible
> moins de bêtes à un moment donné
> mise en défens d'une zone humide, d'un ruisseau, d'une source, au moins temporairement
> fauche ou pâturage tardif
> réouverture d'une partie de l'espace s’enfrichant
...

Certains de ces engagements sont consignés dans un plan de gestion pastoral.

D’autres exploitations se sont également engagées dans une mesure de réduction de la fertilisation ou dans une mesure « Prairies fleuries » qui consiste à retrouver 4 plantes au moins (sur une liste prédéfinie) chaque année sur la parcelle (ce qui suppose un bon équilibre agro-écologique assuré par l’agriculteur).
En contre-partie, ces 227 exploitations se verront rétribuées financièrement par l’Europe, l’Etat et les Agences de l’Eau, sur 5 ans, pour un montant global de 6 millions d’euros (6 149 730 € pour 15 255 ha).

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Le Parc accompagne des agriculteurs dans des pratiques favorables à l’environnement

Le Syndicat mixte du Parc met en œuvre depuis 2015 des Projets Agro-Environnementaux et Climatiques permettant aux agriculteurs de s’engager dans une démarche de conciliation entre production agricole et enjeux écologiques. L’accompagnement qu'il a réalisé en 2016 a permis l’engagement de 98 agriculteurs supplémentaires pour 7671 hectares.

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