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Un Plan paysage participatif

C’est une première pour le territoire du Parc qui bénéficie ainsi de cette action innovante en matière de développement local : le Syndicat mixte du Parc pilote un projet pilote visant l'amélioration de la qualité des paysages et la valorisation de patrimoines naturels et bâtis...

   

Perspective depuis le Rocher d'Urlande - © Studio des 2 prairies Eve Hilaire

Pourquoi ?

Dans le cadre de la préparation de la Charte du Parc, le Syndicat mixte a réalisé en 2010 un « Schéma paysager du Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne  ». Destinée à préparer la stratégie paysagère du Parc, cette étude a permis de disposer d’éléments synthétiques en matière d’inventaire, de connaissance et d’analyse prospective du paysage et a permis de traiter de cette question de manière à la fois centrale et transversale dans la Charte du Parc (agriculture, tourisme, urbanisme, gestion des sites...).

Le paysage est donc naturellement pris en compte dans l'ensemble des actions et projets portés ou accompagnés par le Syndicat mixte du Parc. Mais afin de développer une culture locale sur la gestion des paysages, l'objectif de proposer une action structurante en faveur du paysage à un territoire ciblé volontaire a été décidé en 2017.

L'idée de réaliser un plan de paysage est d'aborder, avec l'ensemble des acteurs du territoire, et notamment les élus, les problématiques d'aménagement du territoire par une entrée paysagère notamment pour :
> questionner le devenir d’un territoire par une approche transversale plus qualitative et sensible (par un autre angle que celui des démarches réglementaires de planification)
> porter un regard sur les paysages du quotidien (au-delà des sites touristiques à forte fréquentation, qui font déjà l'objet d'actions spécifiques)
> rassembler, débattre avec l’ensemble des acteurs de l’aménagement pour intervenir collectivement pour et sur le paysage.

Plus globalement, l'enjeu est d'appréhender l’évolution des paysages dans le temps et fr définir le cadre de cette évolution, de garantir dans la durée la cohérence des différentes interventions sur un territoire, pour au final renforcer l’attractivité du territoire et améliorer le cadre de vie.

Pour quoi ?

Plus qu’une étude, cet outil participatif et opérationnel a pour ambition d’aboutir à une série d’actions concrètes, dont la mise en œuvre est prévue pour 2019, avec l'accompagnement technique du Syndicat mixte du Parc auprès des maîtres d’ouvrages publics ou privés.

Il pourra s'agir, par exemples, de la requalification d'espaces publics et d'entrées de bourgs, de reconstruction de murets en pierre sèche (chantier participatif), d'élaboration d’une stratégie pour la revitalisation de centres-bourgs, de valorisation du patrimoine bâti, de mise en valeur de sites naturels emblématiques...

Comment ?

Lancement du Plan de paysage participatif "Vallée de la Rhue – Val de Sumène" le 31 mai 2018 à Riom-ès-Montagnes - © SMPNRVA

Mettre en œuvre une telle démarche nécessite de se donner les moyens : construire un projet de territoire de qualité implique d'associer les citoyens dans un projet local. Neuf communes bénéficient de cette démarche originale et participent pleinement à l'élaboration du projet : Antignac, Champs-sur-Tarentaine-Marchal, Condat, Menet, Montboudif, Riom-ès-Montagnes, Saint-Amandin, Saint-Etienne-de-Chomeil et Trémouille.

Ce secteur comprend des sites touristiques (les gorges de la Rhue et ses forêts anciennes par exemple) et des villages au patrimoine architectural remarquable qu’il s’agit de préserver. De plus, ce territoire fait face à divers enjeux paysagers : attractivité des centres-bourgs (espaces publics à améliorer, patrimoine bâti à restaurer...), espaces naturels à valoriser...

De l'analyse du terrain à la réalisation d'actions concrètes, la démarche se déroule en plusieurs temps :

> réalisation d’un diagnostic partagé du territoire s’appuyant notamment sur la participation des acteurs locaux (connaissances, problématiques, historique, vision prospective...) et la synthèse des études existantes
> définition d'objectifs de qualité paysagère s’appuyant sur les propositions des acteurs locaux
> définition d’un programme d’actions, en prolongeant la démarche de concertation avec élus et acteurs (animation de débats et d’échanges sur les orientations et actions à retenir) et en privilégiant une approche lisible et réaliste (tenir compte de la faisabilité, des moyens humains et financiers disponibles, ainsi que du portage local.

Des partenaires actifs

> le Conseil en Architecture Urbanisme et Environnement du Cantal (CAUE)
> la Direction Département du Territoire du Cantal (DDT)
> l'Office National des Forêts (ONF)>Électricité de France (EDF)

Le projet bénéficiant également d'un soutien financier de la Région Auvergne Rhône-Alpes, de l’État et de l'Union Européenne

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Plan de paysage participatif ?

C'est un outil qui repose sur une implication forte des élus, partenaires techniques, associations et habitants avec, comme point de convergence, le paysage, qu’il soit remarquable ou quotidien, habité ou naturel. Pour le préparer, la démarche consiste à :
> sensibiliser les habitants à la question du paysage à travers l’organisation de temps d’échanges (balades paysagères, soirées-débats, ateliers participatifs...)
> mais aussi à construire collectivement un plan d’actions pour améliorer le cadre de vie et renforcer l’attractivité du territoire.

L'interview sur France Bleu Pays d'Auvergne

Jérémy Papin et Clément Payet qui pilotent ce projet au sein du Syndicat mixte du Parc ont témoigné de ses modalités et finalités dans le cadre de l'émission H2O du mercredi 26 septembre 2018.

A retrouvez en podcast ici !