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Le retour de la Ferrandaise

Adaptée à la production mixte de viande et de lait, la Ferrandaise est une race bovine originaire du Puy-de-Dôme qui comptait jusqu’à 200 000 têtes dans les années 1950, la fin des années 1970. C’est à la fin des années 1970 qu’un vaste programme de relance de races bovines en voie de disparition est lancé au niveau national, reconnaissant leur intérêt génétique compte tenu de leur capacité d’adaptation à des territoires spécifiques...

 

La Ferrendaise, une race rustique - © Studio des 2 prairies - Eve Hilaire

Devant son nom à la ville de Clermont-Ferrand en Auvergne, la Ferrandaise est ainsi décrite par Jean-François Ondet Président de “l’Association pour la sauvegarde de la race bovine ferrandaise” et éleveur de ferrandaises depuis 1996 : "une vache docile, familière, rustique, qui est adaptée".

Une poignée d’éleveurs passionnés a ainsi créé l’association de sauvegarde de la race en 1977. Grâce à leur travail, le troupeau ferrandais ne cesse d’augmenter pour atteindre plus de 1 600 femelles.

Pour l’association, l’avenir de la race réside dans sa capacité à répondre aux attentes d’un marché de proximité, si elle est identifiée comme une production authentique et performante. Aussi, une réflexion autour d’un circuit de commercialisation, notamment en vente directe, doit être engagée pour pérenniser cette race.

A l’instar de Cédric Prugne, éleveur laitier de Ferrandaises à Laqueuille et fortement engagé dans l’action de sauvegarde de la race, on voit naître ces dernières années des projets d’installations, reposant souvent sur la vente directe de viande en caissettes ou de transformation laitière.

En reconstituant progressivement son cheptel, il se donne une quinzaine d’années pour obtenir un troupeau d’une soixantaine de vaches laitières à 5 000 litres de moyenne annuelle.

"En valorisant le lait par un circuit court, je veux contribuer à démontrer que ce modèle est aussi économiquement viable", explique Cédric Prugne.

En savoir plus : www.associationlaferrandaise.com

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