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Des lacs emblématiques

le 6 juillet 2017

Des lacs naturels glaciaires ou volcaniques, remarquables et fragiles...

Le Lac Pavin sur la commune de Besse-Saint-Anastaise - © Philippe Tournebise

Situé en tête des bassins versants Adour Garonne (sources de la Dordogne...) et Loire Bretagne (sources des couzes, de l’Alagnon, affluents rive gauche de l’Allier...), les paysages du Parc sont marqués par l’omniprésence de l’eau.

Une originalité du territoire réside dans la quinzaine de lacs naturels qu’il abrite, d’origine glaciaire ou volcanique, mais tous sont fragiles.

La plupart des lacs montrent des signes d’eutrophisation, développement d’algues lié à un enrichissement en nutriments, notamment le phosphore provenant des activités humaines (assainissement domestique, activités agricoles ou industrielles). L’eutrophisation des lacs peut poser des problèmes pour le maintien de certains usages (eau potable par exemple) et activités économiques (pêche, baignade, agriculture) et provoquer des impacts négatifs sur le milieu naturel : disparition d’espèces végétales et animales remarquables et fragiles (écrevisses à pieds blancs, omble chevalier..), développement d’espèces indésirables comme les cyanobactéries, qui peuvent s’avérer toxiques.

Afin de lutter contre ce risque d’eutrophisation, il faut limiter l’apport de ces nutriments dans les lacs. Or ces nutriments proviennent essentiellement des prairies situées à l’intérieur du bassin d’alimentation du lac, où les eaux de pluie sont susceptibles de se charger en éléments provenant des engrais, fumiers et lisiers (phosphore, nitrates) avant de ruisseler ou de s’infiltrer vers les lacs. Il est donc très important d’informer les agriculteurs et de les accompagner pour qu’ils mettent en place des pratiques présentant le moins de risque possible pour l’eau (par exemple : adapter au plus juste les quantités d’engrais au besoin des plantes, éviter les épandages en période de risque de ruissellement/infiltration, éviter d’épandre ou de déposer des tas de fumier dans les zones les plus sensibles).

La préservation de ce patrimoine naturel emblématique est donc un enjeu majeur pour le territoire. C'est pourquoi la charte 2013-2025 du Parc prévoit la mise en place d’une gestion coordonnée des lacs naturels du territoire comme une priorité. Dans le cadre de cet objectif, le Syndicat mixte du Parc porte deux contrats territoriaux, permettant la mise en place d’un programme d’actions sur 5 ans (conseils techniques, études...), l'aide financière de collectivités et de privés (exploitants agricoles...) pour des actions visant à préserver ou restaurer la qualité de l’eau et des milieux aquatiques, sans réglementation supplémentaire :

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